Qu’on se le dise, André Rieu a fait beaucoup de mal à l’image du violon. Des dorures, des coiffures ridicules, un répertoire qu’on a entendu 10 000 fois dans des pubs pour le jambon, un public de vieux, des visuels faits sur Word…. Au final, rien d’hyper sexy et surtout ça a mis une méchante claque au violon.

 

Heureusement, la relève est bien là ! On va s’attarder sur un ricain qu’on suit depuis pas mal de temps. J’ai nommé, Paul Dateh ! Le petit ricain est sacrément doué. Il faut avouer que son niveau est sûrement dû à la bonne dose de sang asiatique qui irrigue son cerveau. Son nom ne te dit sûrement rien et on te comprend mais tu as sûrement déjà vu la vidéo qui suit où le bougre balance des solos de la mort qui tue sur des instrus hip-hop plus mythiques les unes que les autres. Publiée en 2007, la vidéo a accumulée presque 6 millions de vues…

 

 

Puis le petit asiatique de Los Angeles a grandi, évolué pour se tourner vers des sonorités plus mûres, plus maitrisées et sort un album éponyme en 2009. Paulo chante aussi, et pas qu’un peu d’ailleurs. D’ailleurs, dans une interview il avoue que lors de ses études, il a failli complètement stopper le violon pour se consacrer à la voix.

 

 

Depuis quelques temps, Paul Dateh entre dans une nouvelle phase et se tourne vers des sonorités plus électroniques, flirtant parfois avec l’ambient. Le genre de musique que tu veux écouter l’après-midi dans le tram, avec un bon casque alors qu’il pleut dehors.

 

 

Paul Dateh est à suivre de près. Ces expérimentations permettent une approche différente d’un instrument quatre fois centenaire. En plus, ça te fera un sujet de discussion avec ta grand-mère « T’as vu Mamie, moi aussi j’aime bien le violon ! »

 

Plus de sons de Paul Dateh sur son site web et en dessous :

 

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