Il est temps pour nous de revenir sur un projet accompli. Un projet qui nous tenait vraiment à coeur car il est notamment la raison pour laquelle Humanit’Art existe et organise des évènements. Ladies and gentlemen, Mesdames messieurs, Pandas et Lapins, voici le récit -condensé car je ne vais pas vous infliger la lecture d’une retranscription de notre carnet de bord – du premier Raid Humanit’Art ! Ce raid a été financé grâce aux différents évènements que nous avons réalisé depuis 2009 et avec le soutien de nos partenaires.
Décembre 2011, nous sommes enfin prêt à partir avec le 4×4, direction le sable, la chaleur et les longues heures à avaler les kilomètres. L’équipage est composé de seulement DEUX personnes, deux acharnés. Bon, il est vrai que l’on devait partir en Janvier 2011 mais nous avons été contraint à l’époque de remettre la partie pour des raisons géopolitiques, toi même tu sais.
Alors effectivement, on s’est d’abord dit « On s’en fout, on bouge quand même ! ». Puis, on en a longuement discuté avec l’équipe, nos partenaires, les institutions qui nous suivent (et puis aussi avec nos darones hein). De ces constats pas super rassurants, on en a conclu , à juste titre je pense, qu’il fallait mieux partir plus tard une fois la situation subsaharienne calmée pour d’une, être sûr d’arriver à destination, et puis surtout de revenir à la maison; on a quand même des évènements à monter au retour, faut pas déconner non plus ! On est certes bornés mais pas con chez Humanit’Art ! J’aurai aussi pu écrire l’inverse ceci dit.
Nous sommes donc le 16 décembre 2011 et nous partons pour un mois de route. Au programme, Espagne, Maroc, Mauritanie, Mali, Burkina Faso pour enfin rejoindre le Niger. Dès notre arrivée sur la péninsule ibérique, l’envie de tester le 4×4 ne se fait pas attendre. Ni une ni deux, nous voici le long de l’autoroute, sur une piste. Et ouais mec, on rigole pas nous.
Arrivé à Tanger au Maroc, on commence déjà à ressentir l’ambiance africaine, un rythme de vie différent. Car oui, l’Afrique, ce n’est pas que le Tiers-monde mon pote. Après une escale dans la banlieue de Rabat, à Salé puis à Essaouira, on prend la route pour de bon, prêt à saigner le désert.
Autant dire que pendant des heures de route, à deux dans une caisse blindée de matériel médical au milieu du désert, on a bien eu le temps de dire de la merde, de divaguer, surtout que la chaleur et la fatigue n’aident pas vraiment.
Malgré les discours alarmistes des médias, on a traversé les pays considérés difficiles sans soucis. Bon, bien sûr, la « tradition » veut que si tu veux aller plus vite et ne pas te faire retenir à la douane ou un barrage de police, alors qu’il n’y pas de réel motif, il faut parfois lâcher un billet. Comme on est un peu des creuvards, on a pas voulu laisser de l’oseille tout le temps. Résultat, arrivé au Mali, nous avons préféré attendre deux jours à la douane plutôt que de payer, faut pas déconner non plus. Les bougres ont fini par plier. 1-0 pour Humanit’Art.
31 décembre 2011, nous sommes sur la route depuis deux semaines et on décide de faire escale à Bamako pour fêter le nouvel an. Tu as peut être passé ton dernier réveillon dans une boite bien hype après avoir payé l’entrée 50 euros parce que le videur avait décidé de te faire chier (Tricard un jour, tricard toujours comme disait Dartagnan), avoir laché 100 euros pour une bouteille d’alcool de qualité inférieure et t’être sûrement mangé 4 rateaux successifs car les meufs de la soirée t’ont trouvé trop relou, on sait bien comment t’es quand t’as bu. Pendant ce temps là, on a pris sévère pour seulement 10 euros d’une bière africaine inconnue. Et ouais mon pote, ça c’est schlag ! Les maliens sont malins : pour eux, le lundi qui suit le nouvel an est férié, de quoi se remettre gentiment du zbeul qui a animé la ville.
On reprend la route ensuite pour poursuivre vers le Niger en faisant un crochet par le Burkina. Le 13 Janvier, nous arrivons enfin à Niamey après près d’un mois de route. Nous pouvons livrer le 4×4 et le matériel au dispensaire de Dogon Doutchi. On a direct capté que le bordel allait être bien utile pour se déplacer et devenir l’ambulance de la brousse. Les gens sur place sont supers, la plupart n’ont rien mais te donne tout. On reçoit très prochainement un bilan de son utilisation. De même qu’avec deux enceintes bricolées et un vieux poste K7, ils te font le meilleur DJ Set que tu puisses imaginer, David Guetta peut aller se rhabiller et se couper les veuchs. C’est ça qui frappe finalement, avec trois fois rien, ils te font des choses incroyables. Ça fait réfléchir. Impossible is nothing comme disait la marque aux trois bandes. Un voyage qui fait réfléchir, vraiment.
Aujourd’hui, nous n’avons qu’une envie, continuer d’avancer pour monter d’autres actions, pour renouveler l’expérience dès que possible. Le second raid est déjà en préparation ! Merci de votre soutien, votre présence aux évènements nous permets de nous conforter dans l’idée que les actions humanitaires peuvent aussi être fun.
Stay tuned folks, peace !
Quelques photos pour faire kiffer ta curiosité :
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2 commentaires
Chouquard
le 25/04/2012
Contante d’avoir des nouvelles du Nissan et surtout de voir qu’il vous a aidé dans votre bonne action.De trés belles photos qui permettent à ceux qui ne peuvent voyager de découvrir de magnifiques paysages.Félicitation on espère avoir d’autres nouvelles de vous, de vos actions et du BB.Paix et Amour à vous.Les amis de Vias Arnaud et Carine
Humanitart
le 03/05/2012
salut,
en effet le nissan va bien servir,il ne nous a jamais causé aucun soucis.babass(de son nom)a bien gobé les kilométres et ses nouvo proprio vont nous envoyer pleins de photos.
Je vous tiens au courant par mail pour vous donner d’autres infos,et photos aussi.Merci encore! Tristan